Rechercher la salle de réception

Je suis tout à fait consciente que visiter des salles de mariage 8 jours après avoir dit « oui » n’est pas conventionnel, mais nous étions sur Biarritz en vacances et nous voulions faire le maximum de choses avant de rentrer sur Paris. De manière méthodique j’ai écrit la liste de tous les lieux qui correspondaient visuellement à nos critères :

  • proche de Biarritz (pour l’Eglise)
  • avec du charme
  • de l’espace à l’intérieur (~ 200 personnes)
  • à l’extérieur (forcément plus)

Après quelques heures à surfer sur le web, notre liste affichait un total de 5 lieux.

Notre premier rendez-vous nous a amené au Domaine de Françon à Biarritz: un magnifique manoir de style mi-anglais et mi-normand implanté au milieu d’un immense parc de 12 hectares. Ce lieu féerique était disponible à nos deux dates et il entrait dans notre budget. Les points positifs étaient évidemment le cadre et l’extérieur pour accueillir tous nos invités; mais les points négatifs s’accumulaient : la réception ne pourrait pas avoir lieu dans le château mais dans une salle très sombre et bas de plafond au fond du parc, il nous faudrait au moins deux jours pour la rendre acceptable à nos yeux. C’était donc non.

Nous avons repris la voiture, pour nous diriger au Makila-Golf de Bayonne : le restaurant dispose d’un cadre superbe donnant sur la chaîne des Pyrénées. L’avantage de faire son mariage dans un restaurant c’est que nous n’aurions aucun soucis de serveurs, de ménages, de vaisselles ou encore de nappes tout étant inclus. Nous aimions tout : le cadre, le gérant, l’atmosphère… Mais le lieu permettait d’accueillir 180 personnes, il demeurait donc trop petit. C’était donc malheureusement non. En partant, le gérant nous interpella : « si vous chercher un lieu de plus 250 personnes sur la côte, je ne vois que l’Espace de l’Océan à Anglet sinon il faudra vous éloigner dans les terres ». Nous l’avons remercié, j’ai évidemment noté le nom sur mon carnet et sur la route de notre troisième rendez-vous, j’ai tenté d’appeler cette salle mais personne ne répondit…

Nous arrivions à Sare, un magnifique village typiquement basque, à 26 km de Biarritz, et pour être franche cette salle était mon coup de cœur : une ferme basque du XVIIème siècle, un fronton dans un immense parc et une vue incroyable sur les montagnes. Les photos de leur site internet me faisaient tourner la tête. En découvrant Ihartze Artea aucune déception, c’était encore plus beau en vrai, nous pouvions avoir la maison du jeudi au dimanche sans interruption (très pratique pour préparer et décorer la salle, pour nous préparer tous au même endroit, pour faire les photos des essayages et surtout pour le brunch du dimanche), enfin 54 personnes pouvaient dormir sur place: le TOP!.. Bizarrement quand nous sommes rentrés à l’intérieur cela m’a semblé petit, « la salle accueille 150 personnes » a indiqué le propriétaire. Je ne comprenais pas, j’étais certaine d’avoir lu « capacité maximum : 250 personnes« , il m’a regardé et m’a dit : « c’est vrai que je ne vous ai pas encore demandé le nombre d’invités? » Je répondis : « nous serions environ 200 personnes à table et un peu plus au vin d’honneur ». Il nous a alors expliqué: « pour les grands mariages, nous proposons deux solutions. La première consiste à mettre une tente pour agrandir la salle du bas et ainsi accueillir tous vos invités. Pour la seconde option, il suffit de diviser vos invités, une première partie se trouve dans la salle du haut (environ 110 personnes) et les autres seront dans la salle du bas. Une fois le repas terminé vous pourrez tous vous retrouvez pour danser en bas. » J’ai déchanté immédiatement, annoncer à mes grands-parents qu’ils ne seraient pas dans la même salle que nous pour manger me mettait très mal à l’aise et l’idée de gâcher la magnifique façade, avec une tente blanche sans âme, ne m’enchantait pas non plus. Avec regret, il fallait aussi dire non.

Le chemin pour rentrer vers Biarritz parut interminable, j’étais si déçue… même triste. Je savais pourtant que le lendemain nous allions découvrir d’autres lieux mais j’avais mis tant d’espoir dans celui-là que la déception était très grande. Baptiste était beaucoup moins emballé, il était donc forcément beaucoup moins déçu et il m’a dit « on peut aller voir celui que nous a donné le restaurateur du Makila ». Personne ne m’avait rappelé, mais effectivement on ne perdait rien à aller voir l’extérieur. En un instant, on se retrouva sur la petite plage de la Chambre d’Amour d’Anglet et nous découvrions l’Espace de l’Océan. Le parking était plein, les gens faisaient la queue pour rentrer. On a suivi la foule et on s’est retrouvé au comptoir, un homme nous a demandé si nous voulions deux entrées? En tout honnêteté on a expliqué : « nous n’avons pas la moindre idée de ce qui se passe, on nous a dit qu’il était possible de louer la salle pour un mariage, alors on est venu voir ». L’homme nous a simplement répondu : « c’est le salon des jeunes créateurs, je suis désolée il n’y a personne pour vous renseigner ». Tant pis, on était là, autant aller voir, on a payé les 4 euros demandés et nous sommes rentrés dans la salle. Il y avait des dizaines de stands de bijoux, de vêtements, de décoration, mais nous ne regardions que les hauteurs sous plafond, le sol, les murs, et cette magnifique baie vitrée donnant sur l’océan. Il y avait 3 salles: deux petites aux extrémités de la grande salle principale ainsi qu’une terrasse donnant aussi sur la mer. L’espace était très grand, tous nos invités auraient de la place. Nous étions en train de fixer le plafond quand l’homme du comptoir est venu vers nous accompagné d’un autre homme, il était responsable de la sécurité de la salle et assistait aux différents événements concernant le lieu. Il nous a demandé de le suivre, sans rien demandé il nous a montré : l’ascenseur, le rétroprojecteur, la sono, les lumières, les tables, les chaises, la cuisine professionnelle et enfin la terrasse. En prenant l’ascenseur nous avons découvert un toit terrasse de 180m2 au-dessus de l’océan. C’était sublime ! Puis, il nous a donné le numéro de téléphone de la personne en charge des réservations, nous n’avions aucune idée du prix, des dates disponibles, mais nous étions enchantés.

Le lendemain matin, nous avions rendez-vous à la Ferme Alzuyeta à Itxassou. J’ai tout de suite aimé le style de la maison basque. Une fois à l’intérieur, on a découvert de très beaux volumes, le style architectural de la salle, le bar et surtout de l’espace. La salle était disponible à nos dates, elle entrait dans notre budget mais le point négatif était la situation géographique. Le lieu était au milieu d’une zone artisanale. Pour Baptiste, la vue sur le parking du supermarché était rédhibitoire. Une nouvelle fois c’était non.

Le dernier lieu était le Domaine de Larbéou à Bayonne, une magnifique maison de Maître mi-anglais et mi-normand mais une nouvelle fois avec une capacité de 110 convives. Le parc quand à lui faisait 7 hectares bordé par le fleuve de l’Adour ; au bout, nous avons découvert une nouvelle salle très lumineuse, moderne qui permettait d’accueillir 350 personnes, complètement modulable, ainsi qu’une terrasse. Le vrai plus : les 11 chalets autour du domaine pour faire dormir les invités sur place. A vrai dire, il n’y avait pas de point négatif, mise à part que personne n’est venu au rendez-vous, nous n’avions donc aucune idée du prix de la prestation. En partant, nous avons croisé un couple de jeunes mariés, ils rayonnaient, ils avaient célébrer leur mariage deux jours plus tôt dans la Maison principale. Nous leur avons souhaité tous plein de bonheur et la mariée m’a donné une magnifique composition florale en guise de « passage de flambeau ».

Plus aucune salle sur ma liste !

Une fois dans la voiture, Baptiste n’a pas démarré, j’ai compris tout de suite, j’ai sorti mon carnet et appelé le numéro de la personne en charge des réservations de la salle d’Anglet et j’ai mis l’haut parleur. Cette fois, une dame m’a répondu, immédiatement j’ai demandé s’il y avait de la disponibilité sur le mois de Septembre, au bout de quelques instants, elle m’a répondu que OUI. Puis, nous sommes rentrés dans le vif du sujet : le prix. Il était plus élevé que toutes les salles que nous avions visité, mais les prestations l’étaient aussi. Baptiste levait ses deux pouces en l’air. Je savais que nos parents nous soutiendraient dans notre décision, mais c’était quand même plus que prévu…

Et puis zut, on économisera sur autre chose ! Ni une, ni deux j’ai dis :

« On bloque le 7 Septembre ».

See you.

Catégories :J-481 / 1 An 3 Mois et 24 JoursÉtiquettes : , , , ,

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